Collège Sadiki – Les débuts de l’enseignement

Le bâtiment, inauguré en 1897, accueille une institution fondée en 1875 par le ministre Kheireddine sous le règne de Sadok Bey d’où son nom : el Sadikia. Elle était installée jusqu’à cette date dans la caserne Sidi Morjani, rue Jemaa el Zitouna.
La fondation s’inscrit dans le cadre des réformes entreprises par Kheireddine et qui ont touché à plus d’un domaine dont l’enseignement. L’objectif était d’offrir, à côté de l’enseignement traditionnel dispensé à la Grande Mosquée, un enseignement moderne qui introduit les disciplines scientifiques, les langues étrangères et de nouvelles méthodes pédagogiques.

D’abord réservé à l’élite tunisoise, il fut doté d’un internat et s’ouvrit aux meilleurs élèves des régions. C’est ainsi que, venu de Monastir, le jeune Habib Bourguiba y fut admis. Sadiki fut le berceau de l’intelligentzia tunisienne et le creuset où s’est forgé le mouvement national contre l’occupation française.

Le bâtiment, œuvre de l’architecte Maillet, s’inscrit dans la mouvance du style arabisance.
Une façade imposante présente une galerie à deux niveaux, située en retrait par rapport aux deux pavillons latéraux, couvert d’un dôme de bulbe. A l’arrière plan s’élève la silhouette d’un minaret de style almohade car l’architecte a prévu dans son programme un masjed (oratoire) se rattachant ainsi à la medersa traditionnelle où cet élément est toujours présent. De la medersa s’inspire également le plan général du bâtiment qui articule ses salles de classe autour d’une vaste cour centrale à portiques sur deux niveaux.

Collège Sadiki – Les débuts de l’enseignement moderne

Le bâtiment, inauguré en 1897, accueille une institution fondée en 1875 par le ministre Kheireddine sous le règne de Sadok Bey d’où son nom : el Sadikia. Elle était installée jusqu’à cette date dans la caserne Sidi Morjani, rue Jemaa el Zitouna. 

La fondation s’inscrit dans le cadre des réformes entreprises par Kheireddine et qui ont touché à plus d’un domaine dont l’enseignement. L’objectif était d’offrir, à côté de l’enseignement traditionnel dispensé à la Grande Mosquée, un enseignement moderne qui introduit les disciplines scientifiques, les langues étrangères et de nouvelles méthodes pédagogiques.

D’abord réservé à l’élite tunisoise, il fut doté d’un internat et s’ouvrit aux meilleurs élèves des régions. C’est ainsi que, venu de Monastir, le jeune Habib Bourguiba y fut admis. Sadiki fut le berceau de l’intelligentzia tunisienne et le creuset où s’est forgé le mouvement national contre l’occupation française.

Le bâtiment, œuvre de l’architecte Maillet, s’inscrit dans la mouvance du style arabisance.
Une façade imposante présente une galerie à deux niveaux, située en retrait par rapport aux deux pavillons latéraux, couvert d’un dôme de bulbe. A l’arrière plan s’élève la silhouette d’un minaret de style almohade car l’architecte a prévu dans son programme un masjed (oratoire) se rattachant ainsi à la medersa traditionnelle où cet élément est toujours présent. De la medersa s’inspire également le plan général du bâtiment qui articule ses salles de classe autour d’une vaste cour centrale à portiques sur deux niveaux.


Rue Sinan Pacha

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