Mosquée de la Kasbah ou Mosquée Almohade

L’Histoire : Le minaret qui servit de modèle
Après avoir déclaré son indépendance vis-à-vis des almohades du Maroc, le premier souverain hafside, Abou Zakaria, se fait construire un palais auquel fait suite cette mosquée.
C’est le sultan en personne qui, à la fin des travaux, lance le premier appel à la prière le vendredi 7 Ramadan de l’an 633 de l’hégire (juillet 1235). La mosquée est, à l’origine, réservée au sultan et à la cour mais dès l’arrivée des turcs, elle est affectée à la prière selon le rite hanéfite, propre à ces nouveaux maîtres.
L’intérêt du monument réside dans le décor de son minaret, le premier du genre et qui n’a cessé de servir de modèle à tous les minarets postérieurs, dont celui de la Grande Mosquée construit au XIXème siècle. Il reprend les dispositions de la Koutoubia de Marrakech et de la Giralda de Séville. Sur chaque côté, des arcs polylobés partent du bas, se prolongeant en s’entrelaçant, formant ainsi un réseau en losanges, fait de pierre claire sur fond ocre. La plaque commémorative a immortalisé, aux côtés du nom du souverain, celui du maître-maçon qui a supervisé les travaux de ce chef d’œuvre, il s’agit de Ali Kacem el Arif.

La petite histoire : L’histoire du mat au sommet du minaret
Au sommet de la mosquée de la Kasbah est fixé un mat sur lequel est hissé un étendard blanc aux heures de la prière, pour donner le signal à toutes les mosquées de la ville qui, à leur tour, lancent l’appel au même moment.
Le privilège revient à la mosquée de la Kasbah pour deux raisons. La première émane du caractère royal de la mosquée à son origine ; la deuxième tient de sa position, au point le plus élevé de la Médina qui permet de voir l’étendard de partout. Un spécialiste, nommé par décret, veillait jadis à l’exactitude de l’heure.
Aujourd’hui, les moyens techniques étant ce qu’ils sont, on pourrait se passer de ce signal. Eh bien non ! L’étendard blanc continue à flotter, cinq fois par jour, au sommet du minaret de la Kasbah. Par contre, ce qui a changé c’est la généralisation des haut-parleurs qui lancent un adhan (appel) dans un crissement désagréable. Où sont les voix mélodieuses des muezzins, choisis jadis autant pour leur piété que pour leurs qualités vocales ?


Mosquée de la Kasbah ou Mosquée Almohade

L’Histoire : Le minaret qui servit de modèle
Après avoir déclaré son indépendance vis-à-vis des almohades du Maroc, le premier souverain hafside, Abou Zakaria, se fait construire un palais auquel fait suite cette mosquée.

C’est le sultan en personne qui, à la fin des travaux, lance le premier appel à la prière le vendredi 7 Ramadan de l’an 633 de l’hégire (juillet 1235). La mosquée est, à l’origine, réservée au sultan et à la cour mais dès l’arrivée des turcs, elle est affectée à la prière selon le rite hanéfite, propre à ces nouveaux maîtres.

L’intérêt du monument réside dans le décor de son minaret, le premier du genre et qui n’a cessé de servir de modèle à tous les minarets postérieurs, dont celui de la Grande Mosquée construit au XIXème siècle. Il reprend les dispositions de la Koutoubia de Marrakech et de la Giralda de Séville. Sur chaque côté, des arcs polylobés partent du bas, se prolongeant en s’entrelaçant, formant ainsi un réseau en losanges, fait de pierre claire sur fond ocre. La plaque commémorative a immortalisé, aux côtés du nom du souverain, celui du maître-maçon qui a supervisé les travaux de ce chef d’œuvre, il s’agit de Ali Kacem el Arif.

La petite histoire : L’histoire du mat au sommet du minaret
Au sommet de la mosquée de la Kasbah est fixé un mat sur lequel est hissé un étendard blanc aux heures de la prière, pour donner le signal à toutes les mosquées de la ville qui, à leur tour, lancent l’appel au même moment.

Le privilège revient à la mosquée de la Kasbah pour deux raisons. La première émane du caractère royal de la mosquée à son origine ; la deuxième tient de sa position, au point le plus élevé de la Médina qui permet de voir l’étendard de partout. Un spécialiste, nommé par décret, veillait jadis à l’exactitude de l’heure.

Aujourd’hui, les moyens techniques étant ce qu’ils sont, on pourrait se passer de ce signal. Eh bien non ! L’étendard blanc continue à flotter, cinq fois par jour, au sommet du minaret de la Kasbah. Par contre, ce qui a changé c’est la généralisation des haut-parleurs qui lancent un adhan (appel) dans un crissement désagréable. Où sont les voix mélodieuses des muezzins, choisis jadis autant pour leur piété que pour leurs qualités vocales ?

Place de la Kasbah 

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