Mosquée Hammouda Pacha

L’Histoire : Un jalon important dans l’histoire de l’art en Tunisie
La tradition de la mosquée funéraire associe le tombeau familial au lieu de culte, tradition introduite par Youssef Dey, est reprise par Hammouda Pacha, à peine quarante ans plus tard. La construction de la mosquée, datant de 1656-57, est attribuée à un maître d’œuvre andalou du nom de Nigrou.
La salle de prière est une salle hypostyle des plus classiques où on peut cependant voir les deux éléments spécifiques aux mosquées hanéfites qui sont le minbar (chaire à prêche) en maçonnerie et la sedda (mezzanine centrale).
Dans les mosquées malékites, le minbar en bois est monté sur rails ; on peut le dissimuler dans un réduit, après la prière. Dans la mosquée hanéfite, il est fixe, aussi soigneusement décoré que le mihrab, matérialisant l’importance de l’imam.
La sedda est la marque du privilège des khouja, lettrés qui, à des moments précis de la prière, récitent en chœur certains versets du Coran alors que les fidèles, en rangs, tantôt écoutent et tantôt participent, dans un cérémonial bien réglé.
Le minaret et le tourbet ont pris à leur compte les dispositions architecturales de ceux de la Mosquée Youssef Dey. La mosquée Hammouda Pacha n’en constitue pas moins un jalon important dans l’histoire de l’art en Tunisie. Elle porte la marque d’un style nouveau d’influence italienne qui vient se greffer aux traditions hafsides et andalouses.
L’usage du marbre noir et blanc en assises ou en incrustations trouve sa belle expression sur la façade principale de la salle de prière et les façades intérieures et extérieures du tourbet. Au style andalou, celui-ci emprunte la composition d’un superbe plafond en bois sculpté et peint ainsi que la frise de stuc à arceaux. La nouveauté s’affirme dans l’usage du marbre polychrome qui éclate surtout dans la décoration baroque des façades du tourbet.

La petite histoire : Une dynastie issue d’un renégat
Le Tunis du XVIIème siècle s’enrichit de nouveaux apports humains composés de Morisques, de Turcs et de renégats appelés aussi « Turcs de profession ».
Il s’agit d’européens venus à l’Islam pour échapper à leur condition d’esclave et accéder aux hautes charges. Ils s’imposent par leur dynamisme, leurs connaissances et leur technicité. On les trouve aux postes de confiance : gérants dans les grandes familles tunisiennes ou turques, conseillers ou secrétaires de personnages officiels.
L’un d’eux, d’origine corse, nommé Mourad, de son vrai nom Jacques Senty, est Bey du camp en 1612. Il est donc chargé de lever les impôts en nature ou en espèces parmi les tribus, au cours des tournées qui ont lieu deux fois par an. Homme habile et intelligent, il s’enrichit par la Course et réussit à gagner, grâce à ses largesses, l’estime de la milice, des corsaires et de la Porte. Il obtient le titre de Pacha et le droit de transmettre sa charge de Bey à son fils et héritier Mohamed dit Hammouda.
Ainsi nait la dynastie mouradite dont le dernier représentant est le sanguinaire Mourad III, assassiné en 1702 ainsi que toute la descendance mouradite.

Mosquée Hammouda Pacha

L’Histoire : Un jalon important dans l’histoire de l’art en Tunisie
La tradition de la mosquée funéraire associe le tombeau familial au lieu de culte, tradition introduite par Youssef Dey, est reprise par Hammouda Pacha, à peine quarante ans plus tard. La construction de la mosquée, datant de 1656-57, est attribuée à un maître d’œuvre andalou du nom de Nigrou.

La salle de prière est une salle hypostyle des plus classiques où on peut cependant voir les deux éléments spécifiques aux mosquées hanéfites qui sont le minbar (chaire à prêche) en maçonnerie et la sedda (mezzanine centrale).
Dans les mosquées malékites, le minbar en bois est monté sur rails ; on peut le dissimuler dans un réduit, après la prière. Dans la mosquée hanéfite, il est fixe, aussi soigneusement décoré que le mihrab, matérialisant l’importance de l’imam.

La sedda est la marque du privilège des khouja, lettrés qui, à des moments précis de la prière, récitent en chœur certains versets du Coran alors que les fidèles, en rangs, tantôt écoutent et tantôt participent, dans un cérémonial bien réglé.

Le minaret et le tourbet ont pris à leur compte les dispositions architecturales de ceux de la Mosquée Youssef Dey. La mosquée Hammouda Pacha n’en constitue pas moins un jalon important dans l’histoire de l’art en Tunisie. Elle porte la marque d’un style nouveau d’influence italienne qui vient se greffer aux traditions hafsides et andalouses.
L’usage du marbre noir et blanc en assises ou en incrustations trouve sa belle expression sur la façade principale de la salle de prière et les façades intérieures et extérieures du tourbet. Au style andalou, celui-ci emprunte la composition d’un superbe plafond en bois sculpté et peint ainsi que la frise de stuc à arceaux. La nouveauté s’affirme dans l’usage du marbre polychrome qui éclate surtout dans la décoration baroque des façades du tourbet.

La petite histoire : Une dynastie issue d’un renégat
Le Tunis du XVIIème siècle s’enrichit de nouveaux apports humains composés de Morisques, de Turcs et de renégats appelés aussi « Turcs de profession ».
Il s’agit d’européens venus à l’Islam pour échapper à leur condition d’esclave et accéder aux hautes charges. Ils s’imposent par leur dynamisme, leurs connaissances et leur technicité. On les trouve aux postes de confiance : gérants dans les grandes familles tunisiennes ou turques, conseillers ou secrétaires de personnages officiels.

L’un d’eux, d’origine corse, nommé Mourad, de son vrai nom Jacques Senty, est Bey du camp en 1612. Il est donc chargé de lever les impôts en nature ou en espèces parmi les tribus, au cours des tournées qui ont lieu deux fois par an. Homme habile et intelligent, il s’enrichit par la Course et réussit à gagner, grâce à ses largesses, l’estime de la milice, des corsaires et de la Porte. Il obtient le titre de Pacha et le droit de transmettre sa charge de Bey à son fils et héritier Mohamed dit Hammouda.
Ainsi nait la dynastie mouradite dont le dernier représentant est le sanguinaire Mourad III, assassiné en 1702 ainsi que toute la descendance mouradite.

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