Mosquée Sidi Mehrez

L’Histoire : L’emblème de Tunis
La Mosquée M’Hammed Bey est davantage connue sous le nom de mosquée Sidi Mehrez, du nom de la zaouia à laquelle elle fait face.
Cette œuvre commencée par M’Hammed Bey en 1692 et continuée par son frère Romdhane Bey resta inachevée. Le programme, s’inspirant des mosquées mouradites antérieures (celles de Youssef Dey et de Hammouda Pacha) prévoyait un minaret octogonal à l’angle nord-ouest de la cour et deux tourbet familiaux. La mort de M’Hammed Bey, l’assassinat de Romdhane Bey et les troubles survenus sous Mourad III empêchèrent la réalisation de ce programme.
La mosquée se veut une copie de la Mosquée Sultan Ahmed d’Istanbul, elle-même dérivée de Sainte-Sophie.
La salle de prière, de plan carré, est entourée sur trois côtés de galeries et de cours. A l’intérieur, quatre gros piliers soutiennent une coupole hémisphérique qui s’élève à 29 mètres au-dessus du sol. Quatre demi-coupoles la contrebutent sur les côtés. Aux angles, des coupolettes achèvent cet ensemble de dômes blanchis à la chaux qui surplombe la ville ; figure tellement emblématique que la Municipalité en a fait le centre de ses armoiries.

La petite histoire : Le maître-maçon prévoyant
La première coupole de cette envergure et l’arrêt des travaux, suite à la mort de M’Hammed Bey, ont nourri une anecdote que les tunisois racontent volontiers comme un fait historique.
Alors que les coupoles s’étageaient, les tunisois commentaient ce tour de force. Un matin, le bruit de la disparition du maître-maçon, responsable du chantier, se répand comme une trainée de poudre à travers la cité. Le Bey, saisi de l’affaire, lance ses agents à la recherche du disparu, sans résultat.
Un an plus tard, le maître-maçon se présente et demande audience au Bey. « Sidna (notre Seigneur), lui dit-il, je me remets à vous et accepte le châtiment que vous voudriez m’infliger mais auparavant, accordez-moi le temps de vous expliquer les raisons de mon absence.
C’est la première fois que je construis une coupole aussi imposante et, malgré tous mes calculs et toutes les précautions que j’ai prises, j’étais rongé par le doute et l’effroi de voir l’œuvre s’écrouler sur la tête des fidèles, au point de ne plus fermer l’œil de la nuit. J’ai donc décidé d’arrêter le chantier pour empêcher l’inauguration du sanctuaire et de laisser le temps à toute éventualité de tassement du sol. Aujourd’hui, je peux vous assurer, ô Sidna, de la solidité de cette couverture. Je m’engage, si vous me l’ordonnez, à achever mon œuvre. Si vous en jugez autrement, ma tête est entre vos mains ».
Le Bey apprécie l’initiative du maître-maçon qui reçoit une belle récompense et l’ordre d’achever la mosquée.

Mosquée Sidi Mehrez

L’Histoire : L’emblème de Tunis
La Mosquée M’Hammed Bey est davantage connue sous le nom de mosquée Sidi Mehrez, du nom de la zaouia à laquelle elle fait face.

Cette œuvre commencée par M’Hammed Bey en 1692 et continuée par son frère Romdhane Bey resta inachevée. Le programme, s’inspirant des mosquées mouradites antérieures (celles de Youssef Dey et de Hammouda Pacha) prévoyait un minaret octogonal à l’angle nord-ouest de la cour et deux tourbet familiaux. La mort de M’Hammed Bey, l’assassinat de Romdhane Bey et les troubles survenus sous Mourad III empêchèrent la réalisation de ce programme.

La mosquée se veut une copie de la Mosquée Sultan Ahmed d’Istanbul, elle-même dérivée de Sainte-Sophie.

La salle de prière, de plan carré, est entourée sur trois côtés de galeries et de cours. A l’intérieur, quatre gros piliers soutiennent une coupole hémisphérique qui s’élève à 29 mètres au-dessus du sol. Quatre demi-coupoles la contrebutent sur les côtés. Aux angles, des coupolettes achèvent cet ensemble de dômes blanchis à la chaux qui surplombe la ville ; figure tellement emblématique que la Municipalité en a fait le centre de ses armoiries.

La petite histoire : Le maître-maçon prévoyant
La première coupole de cette envergure et l’arrêt des travaux, suite à la mort de M’Hammed Bey, ont nourri une anecdote que les tunisois racontent volontiers comme un fait historique.

Alors que les coupoles s’étageaient, les tunisois commentaient ce tour de force. Un matin, le bruit de la disparition du maître-maçon, responsable du chantier, se répand comme une trainée de poudre à travers la cité. Le Bey, saisi de l’affaire, lance ses agents à la recherche du disparu, sans résultat.

Un an plus tard, le maître-maçon se présente et demande audience au Bey. « Sidna (notre Seigneur), lui dit-il, je me remets à vous et accepte le châtiment que vous voudriez m’infliger mais auparavant, accordez-moi le temps de vous expliquer les raisons de mon absence.

C’est la première fois que je construis une coupole aussi imposante et, malgré tous mes calculs et toutes les précautions que j’ai prises, j’étais rongé par le doute et l’effroi de voir l’œuvre s’écrouler sur la tête des fidèles, au point de ne plus fermer l’œil de la nuit. J’ai donc décidé d’arrêter le chantier pour empêcher l’inauguration du sanctuaire et de laisser le temps à toute éventualité de tassement du sol. Aujourd’hui, je peux vous assurer, ô Sidna, de la solidité de cette couverture. Je m’engage, si vous me l’ordonnez, à achever mon œuvre. Si vous en jugez autrement, ma tête est entre vos mains ».
Le Bey apprécie l’initiative du maître-maçon qui reçoit une belle récompense et l’ordre d’achever la mosquée.

87, rue Sidi Mehrez 

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