Mosquée Youssef Dey

L’Histoire : La première mosquée hanéfite
Une quarantaine d’années après l’installation des Turcs dans le pays (1574) et après une période de réorganisation administrative et grâce à l’accumulation des richesses que procure la Course, Youssef Dey offre à Tunis sa première mosquée hanéfite, en 1615.
Il s’agit d’une mosquée suspendue, ce qui a permis la construction d’une série de boutiques au rez-de-chaussée (l’ancien souk des bchamkia pour les fabricants de bichmak : pantoufle à la turque). L’usufruit des boutiques était constitué habous au profit de la mosquée, servant au financement de son entretien.
Le minaret s’élève sur une base carrée, il constitue le premier modèle de tour octogonale à Tunis, il inspirera tous les minarets des mosquées turques postérieures. Il se termine par un balcon circulaire d’où les muezzins, protégés des intempéries par un auvent en bois, appelaient à la prière. Un lanternon à toit pyramidal, couvert de tuiles vertes, couronne le tout.
Le tourbet, abritant la tombe de Youssef Dey et celles des siens, est considéré à juste titre comme un chef d’œuvre de l’architecture du XVIIème siècle. De l’extérieur, il présente sur chaque face, une grande arcature centrale flanquée de deux étages de niches. Les colonnes d’angle posées aux deux niveaux sont là pour alléger ce cube de marbre noir et blanc au toit pyramidal vert. L’intérieur n’en est pas moins riche : des façades en marbre à assises bicolores sous un plafond à caissons en bois de style mauresque.

La petite histoire : Dualité de rites, dualités de lieux de culte
L’arrivée des Turcs de rite hanéfite dans un pays où le malékisme est dominant voire seul aura des conséquences sur la vie de la cité. Les lieux de culte et d’enseignement seront envisagés selon leur appartenance à l’un ou l’autre rite.
Avant la fondation de la mosquée Youssef Dey, au lendemain de la conquête ottomane, c’est la mosquée de la Kasbah qui fut affectée à la prière selon le rite hanéfite. Quoi de plus normal pour une mosquée située sur les lieux mêmes du pouvoir. Mais voilà que le nombre d’adeptes de ce rite se multiplie par les naissances, les nouvelles arrivées, les conversions de renégats et il leur faut une nouvelle mosquée. On raconte que le gouvernement turc a lorgné du côté de la Mosquée Zitouna mais ni les milieux savants malékites ni l’opinion publique n’auraient admis une telle ‘spoliation’. On renonce à l’intention à peine formulée et on se contente de transformer l’oratoire du Ksar en mosquée du vendredi pour les hanéfites en attendant l’inauguration de la mosquée Youssef Dey.

Mosquée Youssef Dey

L’Histoire : La première mosquée hanéfite
Une quarantaine d’années après l’installation des Turcs dans le pays (1574) et après une période de réorganisation administrative et grâce à l’accumulation des richesses que procure la Course, Youssef Dey offre à Tunis sa première mosquée hanéfite, en 1615.

Il s’agit d’une mosquée suspendue, ce qui a permis la construction d’une série de boutiques au rez-de-chaussée (l’ancien souk des bchamkia pour les fabricants de bichmak : pantoufle à la turque). L’usufruit des boutiques était constitué habous au profit de la mosquée, servant au financement de son entretien.

Le minaret s’élève sur une base carrée, il constitue le premier modèle de tour octogonale à Tunis, il inspirera tous les minarets des mosquées turques postérieures. Il se termine par un balcon circulaire d’où les muezzins, protégés des intempéries par un auvent en bois, appelaient à la prière. Un lanternon à toit pyramidal, couvert de tuiles vertes, couronne le tout.

Le tourbet, abritant la tombe de Youssef Dey et celles des siens, est considéré à juste titre comme un chef d’œuvre de l’architecture du XVIIème siècle. De l’extérieur, il présente sur chaque face, une grande arcature centrale flanquée de deux étages de niches. Les colonnes d’angle posées aux deux niveaux sont là pour alléger ce cube de marbre noir et blanc au toit pyramidal vert. L’intérieur n’en est pas moins riche : des façades en marbre à assises bicolores sous un plafond à caissons en bois de style mauresque.

La petite histoire : Dualité de rites, dualités de lieux de culte
L’arrivée des Turcs de rite hanéfite dans un pays où le malékisme est dominant voire seul aura des conséquences sur la vie de la cité. Les lieux de culte et d’enseignement seront envisagés selon leur appartenance à l’un ou l’autre rite.
Avant la fondation de la mosquée Youssef Dey, au lendemain de la conquête ottomane, c’est la mosquée de la Kasbah qui fut affectée à la prière selon le rite hanéfite. Quoi de plus normal pour une mosquée située sur les lieux mêmes du pouvoir. Mais voilà que le nombre d’adeptes de ce rite se multiplie par les naissances, les nouvelles arrivées, les conversions de renégats et il leur faut une nouvelle mosquée. On raconte que le gouvernement turc a lorgné du côté de la Mosquée Zitouna mais ni les milieux savants malékites ni l’opinion publique n’auraient admis une telle ‘spoliation’. On renonce à l’intention à peine formulée et on se contente de transformer l’oratoire du Ksar en mosquée du vendredi pour les hanéfites en attendant l’inauguration de la mosquée Youssef Dey.

Rue Sidi Ben Ziad
 

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