Zaouia Sidi Brahim Riahi

L’Histoire : La demeure d’un grand savant
La zaouia a été édifiée en 1854 par Ahmed Bey et achevée en 1878 par Sadok Bey, autour de la tombe de Brahim Riahi, mort en 1850.
L’homme est né à Testour en 1766. Il rejoint la Grande Mosquée et, comme tout étudiant étranger à la ville, il trouve à se loger dans la medersa el Achouria puis dans la medersa Bir Lahjar situées toutes deux dans le quartier du Pacha où il s’installera dans la vie comme dans la mort.
Il termine brillamment ses études et ne tarde pas à être unanimement reconnu comme un grand savant. Poète, pétri de mysticisme, il s’initie, au Maroc, à la tariqa Tijania (confrérie) qu’il introduit dans la Régence. C’est pour la propagation de la Tijania qu’il jette les fondements de la zaouia.
La vie spirituelle ne l’a pas empêché d’endosser de hautes charges. Il a été professeur, puis grand mufti et premier imam de la Grande Mosquée ; il s’est acquitté de missions diplomatiques auprès du roi du Maroc et du Sultan d’Istanbul. Il meurt en août 1850, quelques mois après la mort de son fils, emportés tous les deux par la peste.
L’entrée en chicane conduit à une cour tout en marbre blanc de Carrare : dallage, encadrements des portes et des fenêtres, colonnes et chapiteaux à volutes soutenant les arcs des galeries opposées.
La cour distribue une salle d’ablution ainsi que des chambres pour les visiteurs qui viennent nombreux prier et faire des vœux.
Sur le côté droit, une grande salle sous coupole est réservée aux mi’ad (réunions liturgiques) qui groupent les Tijani tous les vendredis. La coupole sur trompes est un joyau de l’architecture hispano-mauresque. Des maalem sont venus spécialement du Maroc pour l’exécution des sculptures sur plâtre.
Dans la petite salle face au mihrab se trouve le tombeau du saint : surmonté d’un catafalque, drapé de soierie de couleurs vives, don des fidèles de la Tijania et de quelques visiteuses dont les vœux ont été exaucés.

La petite histoire : Le rituel des jeunes filles
La jeune fille qui tarde à se marier peut espérer voir « affluer » les prétendants si elle se soumet à une pratique encore en vigueur à la zaouia de Sidi Brahim : elle doit nettoyer à grand eau le sol de la zaouia pendant sept semaines consécutives.
Elle choisit un jour fixe et se présente avec tout le nécessaire à l’opération : balais, serpillère, produits qui resteront à sa disposition jusqu’à la fin. Le nettoyage commence par le seuil des salles puis la cour et enfin les sqifa.
A la fin des sept séances, la jeune fille se doit d’offrir une kassaa, grand plat de couscous bien garni qui sera partagé entre les visiteurs. « C’est le rhan (les arrhes)» précise la naqiba, gardienne des lieux, chargée de l’intendance.

Zaouia Sidi Brahim Riahi

L’Histoire : La demeure d’un grand savant
La zaouia a été édifiée en 1854 par Ahmed Bey et achevée en 1878 par Sadok Bey, autour de la tombe de Brahim Riahi, mort en 1850.

L’homme est né à Testour en 1766. Il rejoint la Grande Mosquée et, comme tout étudiant étranger à la ville, il trouve à se loger dans la medersa el Achouria puis dans la medersa Bir Lahjar situées toutes deux dans le quartier du Pacha où il s’installera dans la vie comme dans la mort.

Il termine brillamment ses études et ne tarde pas à être unanimement reconnu comme un grand savant. Poète, pétri de mysticisme, il s’initie, au Maroc, à la tariqa Tijania (confrérie) qu’il introduit dans la Régence. C’est pour la propagation de la Tijania qu’il jette les fondements de la zaouia.
La vie spirituelle ne l’a pas empêché d’endosser de hautes charges. Il a été professeur, puis grand mufti et premier imam de la Grande Mosquée ; il s’est acquitté de missions diplomatiques auprès du roi du Maroc et du Sultan d’Istanbul. Il meurt en août 1850, quelques mois après la mort de son fils, emportés tous les deux par la peste.

L’entrée en chicane conduit à une cour tout en marbre blanc de Carrare : dallage, encadrements des portes et des fenêtres, colonnes et chapiteaux à volutes soutenant les arcs des galeries opposées.
La cour distribue une salle d’ablution ainsi que des chambres pour les visiteurs qui viennent nombreux prier et faire des vœux.

Sur le côté droit, une grande salle sous coupole est réservée aux mi’ad (réunions liturgiques) qui groupent les Tijani tous les vendredis. La coupole sur trompes est un joyau de l’architecture hispano-mauresque. Des maalem sont venus spécialement du Maroc pour l’exécution des sculptures sur plâtre.

Dans la petite salle face au mihrab se trouve le tombeau du saint : surmonté d’un catafalque, drapé de soierie de couleurs vives, don des fidèles de la Tijania et de quelques visiteuses dont les vœux ont été exaucés.

La petite histoire : Le rituel des jeunes filles
La jeune fille qui tarde à se marier peut espérer voir « affluer » les prétendants si elle se soumet à une pratique encore en vigueur à la zaouia de Sidi Brahim : elle doit nettoyer à grand eau le sol de la zaouia pendant sept semaines consécutives.
Elle choisit un jour fixe et se présente avec tout le nécessaire à l’opération : balais, serpillère, produits qui resteront à sa disposition jusqu’à la fin. Le nettoyage commence par le seuil des salles puis la cour et enfin les sqifa.
A la fin des sept séances, la jeune fille se doit d’offrir une kassaa, grand plat de couscous bien garni qui sera partagé entre les visiteurs. « C’est le rhan (les arrhes)» précise la naqiba, gardienne des lieux, chargée de l’intendance.

11, rue Sidi Brahim Riahi 
 

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