Sidi Kacem Jellizi

L’Histoire : Entre l’art ifriqien et l’art andalou
Kacem el Jellizi, de son vrai nom, Abou el Fadhl Kacem el Fessi (de Fès), doit vraisemblablement son nom au métier du jelliz (carreaux de céramique) qu’il exerçait avec une rare habileté technique et un grand sens esthétique. La tradition lui attribue une origine andalouse.
Artiste mais aussi très pieux, il fut élevé au rang des saints personnages, vénéré par la population et jouissant de la considération des sultans hafsides.
A sa mort en 1496, le Sultan en personne assista à ses funérailles. Enterré dans sa propre demeure, celle-ci ne tarda pas à devenir un lieu de culte, zaouia, où, sans discontinuer, on vient à la recherche de la baraka du saint ! Les lieux furent plusieurs fois restaurés mais les travaux les plus importants sont dus à Abou el Ghaith el Kachech, le cheikh des andalous de Tunis, qui affecta la zaouia comme gite aux morisques chassés d’Espagne.
Au début du XVIIIème siècle, Hussein Ben Ali ajouta au complexe une mosquée qui abrite aujourd’hui un atelier de céramique moderne.
Le monument présente une magnifique cour à portique dominée sur un côté par l’imposante silhouette de la chambre funéraire alors que se distribuent sur les trois autres côtés des pièces réservées à l’origine aux indigents et aux pèlerins.
La coupole est un joyau de l’architecture où s’exprime un syncrétisme harmonieux entre l’art ifriqien et l’art andalou. La décoration intérieure étale la bichromie des arcs en marbre noir et blanc, la finesse arachnéenne des arabesques de plâtre sculpté et le chatoiement des carreaux muraux fabriqués selon la technique de la cuerda seca.
De l’extérieur, le toit pyramidal couvert de tuiles vertes vernissées n’est pas sans rappeler les monuments hispano-mauresques alors que les niches à fond plat et l’emploi de l’appareil de pierre sont bien de chez nous.
Après une campagne de restauration achevée en 1981, menée grâce au concours du gouvernement espagnol, le monument abrite, sans déranger le culte, un musée de la céramique tunisienne ainsi que le Centre National de la Céramique Artistique, destiné à la formation des futurs céramistes.

La petite histoire : Les Morisques chassés d’Espagne
« Les morisques jugés indésirables par Philippe III sont chassés d’Espagne ; ils affluent à la Régence (1609). Un bon nombre de citadins se fixent à Tunis, non sans choquer les habitants par leur accoutrement, leur langue…Comment ces apparences d’infidèles peuvent seoir à de bons musulmans ?
Il faut faire confiance au Dey Othman qui les traite comme tels et leur réserve le meilleur accueil ainsi qu’au pieux Sidi Belghith el Kachech qui prend soin de leur installation. Sa propre zaouia, celle de Sidi Kacem, leur servait de lieu de transit avant de leur trouver un asile plus confortable que leur offraient volontiers les familles tunisoises.
Petit à petit, ils se regroupent dans deux quartiers, l’un autour de l’actuel rue des andalous, l’autre dans houmet el andalous ou quartier des andalous dans les environs de Tronja et Hammam el Remimi » (Jamila Binous – Tunis à l’ombre de ses remparts).

Sidi Kacem Jellizi

L’Histoire : Entre l’art ifriqien et l’art andalou
Kacem el Jellizi, de son vrai nom, Abou el Fadhl Kacem el Fessi (de Fès), doit vraisemblablement son nom au métier du jelliz (carreaux de céramique) qu’il exerçait avec une rare habileté technique et un grand sens esthétique. La tradition lui attribue une origine andalouse.

Artiste mais aussi très pieux, il fut élevé au rang des saints personnages, vénéré par la population et jouissant de la considération des sultans hafsides.
A sa mort en 1496, le Sultan en personne assista à ses funérailles. Enterré dans sa propre demeure, celle-ci ne tarda pas à devenir un lieu de culte, zaouia, où, sans discontinuer, on vient à la recherche de la baraka du saint ! Les lieux furent plusieurs fois restaurés mais les travaux les plus importants sont dus à Abou el Ghaith el Kachech, le cheikh des andalous de Tunis, qui affecta la zaouia comme gite aux morisques chassés d’Espagne.

Au début du XVIIIème siècle, Hussein Ben Ali ajouta au complexe une mosquée qui abrite aujourd’hui un atelier de céramique moderne.

Le monument présente une magnifique cour à portique dominée sur un côté par l’imposante silhouette de la chambre funéraire alors que se distribuent sur les trois autres côtés des pièces réservées à l’origine aux indigents et aux pèlerins.

La coupole est un joyau de l’architecture où s’exprime un syncrétisme harmonieux entre l’art ifriqien et l’art andalou. La décoration intérieure étale la bichromie des arcs en marbre noir et blanc, la finesse arachnéenne des arabesques de plâtre sculpté et le chatoiement des carreaux muraux fabriqués selon la technique de la cuerda seca.

De l’extérieur, le toit pyramidal couvert de tuiles vertes vernissées n’est pas sans rappeler les monuments hispano-mauresques alors que les niches à fond plat et l’emploi de l’appareil de pierre sont bien de chez nous.

Après une campagne de restauration achevée en 1981, menée grâce au concours du gouvernement espagnol, le monument abrite, sans déranger le culte, un musée de la céramique tunisienne ainsi que le Centre National de la Céramique Artistique, destiné à la formation des futurs céramistes.

La petite histoire : Les Morisques chassés d’Espagne
« Les morisques jugés indésirables par Philippe III sont chassés d’Espagne ; ils affluent à la Régence (1609). Un bon nombre de citadins se fixent à Tunis, non sans choquer les habitants par leur accoutrement, leur langue…Comment ces apparences d’infidèles peuvent seoir à de bons musulmans ?

Il faut faire confiance au Dey Othman qui les traite comme tels et leur réserve le meilleur accueil ainsi qu’au pieux Sidi Belghith el Kachech qui prend soin de leur installation. Sa propre zaouia, celle de Sidi Kacem, leur servait de lieu de transit avant de leur trouver un asile plus confortable que leur offraient volontiers les familles tunisoises.
Petit à petit, ils se regroupent dans deux quartiers, l’un autour de l’actuel rue des andalous, l’autre dans houmet el andalous ou quartier des andalous dans les environs de Tronja et Hammam el Remimi » (Jamila Binous – Tunis à l’ombre de ses remparts).

31, rue Sidi Kacem Jellizi 
Tel : +216 71 57 24 23
 

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