Dar el Jeld – Gastronomie et Tradition

L’Histoire : Une ambiance toute particulière
Lorsqu’en 1987 les Abdelkefi décident d’aménager un restaurant gastronomique, à la rue Dar el Jeld, rien ne laissait prévoir le succès du projet tant la Médina était alors marginalisée. Par ailleurs, l’usage de la demeure en tant qu’hôtel à partir de 1948 engendra des transformations abusives : cloisonnements, percements…Il a fallu les talents de l’architecte Mokhtar Derwich et un financement assez substantiel pour restituer à la maison son plan original et à la décoration son éclat.
Les sqifa, ces sas de passage souvent mal éclairés, se transforment en un espace d’accueil chaleureux, recevant la lumière de la rue. Leur ameublement, œuvre des ateliers Ken, puise son inspiration de la tradition et reprend les différentes techniques du travail du bois : tourné, sculpté, peint.
Le cheminement en chicane se termine par un salon ‘cosy’ en face d’un comptoir dont il est séparé par une cloison en bois ouvragé.
La cour, à deux portiques opposés, ne diffère pas des autres cours par sa décoration : marbre italien, carreaux de faïence, frise de stuc et pourtant il y règne une ambiance toute particulière. Est-ce l’effet de la douce lumière, atténuée par la toile translucide qui couvre le patio ? Ou est-ce l’élégance des tables où rien n’est laissé au hasard, du luxe des tapis aux fleurs naturelles toujours renouvelées ?

La petite histoire : Trafic de cuir
Le nom Dar el Jeld ou maison du cuir, évoque l’histoire de la rue. Celle-ci, il y a trois ou quatre siècles, jouxtait la muraille et par conséquent était assez excentrée. Il n’est pas étonnant d’y voir implanté le Dar el Jeld où étaient traitées toutes les peaux d’animaux dont le fisc détenait le monopole. Après le tannage, le cuir était vendu à l’intérieur du pays ou exporté.
Le monopole du cuir comme celui du tabac, du sel, du savon…était affermé par le gouvernement à des adjudicataires, lazam, qui payaient une somme forfaitaire à l’Etat, à charge pour eux de récupérer leur fond avec un bénéfice, ce qui laissait la porte ouverte à tous les abus.
Pour augmenter leurs profits, les fermiers avaient recours aux fraudes les plus éhontées. On raconte que les agents du lazam jetaient, la nuit, par-dessus le mur d’une maison, une peau. Puis dès l’aube, ils se présentaient pour faire un constat de la contravention et exiger une forte amende. Il était presqu’impossible d’obtenir justice car le gouvernement tolérait ces agissements pour ne pas déranger l’équilibre de son budget.

Dar el Jeld – Gastronomie et Tradition

L’Histoire : Une ambiance toute particulière
Lorsqu’en 1987 les Abdelkefi décident d’aménager un restaurant gastronomique, à la rue Dar el Jeld, rien ne laissait prévoir le succès du projet tant la Médina était alors marginalisée. Par ailleurs, l’usage de la demeure en tant qu’hôtel à partir de 1948 engendra des transformations abusives : cloisonnements, percements…Il a fallu les talents de l’architecte Mokhtar Derwich et un financement assez substantiel pour restituer à la maison son plan original et à la décoration son éclat.

Les sqifa, ces sas de passage souvent mal éclairés, se transforment en un espace d’accueil chaleureux, recevant la lumière de la rue. Leur ameublement, œuvre des ateliers Ken, puise son inspiration de la tradition et reprend les différentes techniques du travail du bois : tourné, sculpté, peint.

Le cheminement en chicane se termine par un salon ‘cosy’ en face d’un comptoir dont il est séparé par une cloison en bois ouvragé.

La cour, à deux portiques opposés, ne diffère pas des autres cours par sa décoration : marbre italien, carreaux de faïence, frise de stuc et pourtant il y règne une ambiance toute particulière. Est-ce l’effet de la douce lumière, atténuée par la toile translucide qui couvre le patio ? Ou est-ce l’élégance des tables où rien n’est laissé au hasard, du luxe des tapis aux fleurs naturelles toujours renouvelées ?

La petite histoire : Trafic de cuir
Le nom Dar el Jeld ou maison du cuir, évoque l’histoire de la rue. Celle-ci, il y a trois ou quatre siècles, jouxtait la muraille et par conséquent était assez excentrée. Il n’est pas étonnant d’y voir implanté le Dar el Jeld où étaient traitées toutes les peaux d’animaux dont le fisc détenait le monopole. Après le tannage, le cuir était vendu à l’intérieur du pays ou exporté.

Le monopole du cuir comme celui du tabac, du sel, du savon…était affermé par le gouvernement à des adjudicataires, lazam, qui payaient une somme forfaitaire à l’Etat, à charge pour eux de récupérer leur fond avec un bénéfice, ce qui laissait la porte ouverte à tous les abus.

Pour augmenter leurs profits, les fermiers avaient recours aux fraudes les plus éhontées. On raconte que les agents du lazam jetaient, la nuit, par-dessus le mur d’une maison, une peau. Puis dès l’aube, ils se présentaient pour faire un constat de la contravention et exiger une forte amende. Il était presqu’impossible d’obtenir justice car le gouvernement tolérait ces agissements pour ne pas déranger l’équilibre de son budget.

64, rue Sidi Ben Arous
Tel : +216 71 56 30 22
www.darelmedina.com

 

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