Dar Hussein – Siège de l’Institut National du Patrimoine

L’Histoire : Première municipalité de Tunis
Le Dar Hussein occupe l’emplacement du Ksar (palais) des Beni Khorassan.
A l’époque turque, son sort se trouva mêlé successivement à trois mamlouks de haut rang.
Le premier, Ismail Kahia, ministre et gendre du bey Ali Pacha (1758-1781) l’occupa jusqu’à sa disgrâce et son exil.
Le deuxième, Youssef Saheb el Tabaa, restaura le palais à l’occasion de son projet de mariage avec la princesse Fatma, sœur du souverain Hammouda Pacha, mariage empêché par la disparition tragique du ministre.
Le troisième était le général Hussein qui habita le palais en tant que Président du premier conseil municipal car le palais fut choisi pour accueillir la municipalité créée en 1858.
En 1882, le général Forgemol, entré à Tunis à la tête des troupes d’occupation, décida de s’installer avec son état major au siège de la municipalité. Et le palais de devenir le siège du commandement militaire français jusqu’à l’indépendance.
L’Etat tunisien l’affectera alors à l’Institut du Patrimoine.

La driba, suivie d’une sqifa, donne accès à l’étage des hôtes par un escalier d’honneur. Large, bien éclairé, muni d’une rampe en fer forgé, il préfigure les escaliers d’honneur des palais italianisants du XIXème siècle (Palais Kheireddine, Palais Khaznadar).
Le patio supérieur possède un gracieux péristyle à colonnes de marbre, triplées aux angles. Le marbre sculpté de style baroque qui surcharge les linteaux des fenêtres est un autre signe de l’influence grandissante de l’Italie. A l’époque coloniale, le patio a été couvert d’une coupole à quatre pans pour servir de salon de réception.

La petite histoire : La procession pour la pluie
Lorsque le commandement supérieur des troupes françaises occupait le Dar Hussein, la place prit le nom de Place du Général. Gardée jour et nuit par des sentinelles, elle était quasiment interdite aux non riverains.
Les Mohsen, voisins du « Général », comptaient plusieurs imams de la Grande Mosquée. Un jour d’une année où une grande sécheresse frappait le pays, l’Imam Mohsen décida d’accomplir les rituelles rogations pour la pluie. L’Imam, suivi d’une procession importante, devait se diriger vers la sortie de la ville pour l’accomplissement de cette prière spéciale.
Le Général, intrigué, s’enquit du rassemblement ; quand il en apprit la raison, il ne cacha pas son incrédulité. Mais quelques temps après, voyant la procession revenir sous de grosses gouttes de pluie, force lui fut de reconnaitre son erreur. Il ordonna alors à sa garde de donner l’aubade en guise de salut.

Dar Hussein – Siège de l’Institut National du Patrimoine

L’Histoire : Première municipalité de Tunis
Le Dar Hussein occupe l’emplacement du Ksar (palais) des Beni Khorassan.
A l’époque turque, son sort se trouva mêlé successivement à trois mamlouks de haut rang.
Le premier, Ismail Kahia, ministre et gendre du bey Ali Pacha (1758-1781) l’occupa jusqu’à sa disgrâce et son exil.
Le deuxième, Youssef Saheb el Tabaa, restaura le palais à l’occasion de son projet de mariage avec la princesse Fatma, sœur du souverain Hammouda Pacha, mariage empêché par la disparition tragique du ministre.
Le troisième était le général Hussein qui habita le palais en tant que Président du premier conseil municipal car le palais fut choisi pour accueillir la municipalité créée en 1858.
En 1882, le général Forgemol, entré à Tunis à la tête des troupes d’occupation, décida de s’installer avec son état major au siège de la municipalité. Et le palais de devenir le siège du commandement militaire français jusqu’à l’indépendance.
L’Etat tunisien l’affectera alors à l’Institut du Patrimoine.

La driba, suivie d’une sqifa, donne accès à l’étage des hôtes par un escalier d’honneur. Large, bien éclairé, muni d’une rampe en fer forgé, il préfigure les escaliers d’honneur des palais italianisants du XIXème siècle (Palais Kheireddine, Palais Khaznadar).
Le patio supérieur possède un gracieux péristyle à colonnes de marbre, triplées aux angles. Le marbre sculpté de style baroque qui surcharge les linteaux des fenêtres est un autre signe de l’influence grandissante de l’Italie. A l’époque coloniale, le patio a été couvert d’une coupole à quatre pans pour servir de salon de réception.

La petite histoire : La procession pour la pluie
Lorsque le commandement supérieur des troupes françaises occupait le Dar Hussein, la place prit le nom de Place du Général. Gardée jour et nuit par des sentinelles, elle était quasiment interdite aux non riverains.
Les Mohsen, voisins du « Général », comptaient plusieurs imams de la Grande Mosquée. Un jour d’une année où une grande sécheresse frappait le pays, l’Imam Mohsen décida d’accomplir les rituelles rogations pour la pluie. L’Imam, suivi d’une procession importante, devait se diriger vers la sortie de la ville pour l’accomplissement de cette prière spéciale.
Le Général, intrigué, s’enquit du rassemblement ; quand il en apprit la raison, il ne cacha pas son incrédulité. Mais quelques temps après, voyant la procession revenir sous de grosses gouttes de pluie, force lui fut de reconnaitre son erreur. Il ordonna alors à sa garde de donner l’aubade en guise de salut.

04, place du château 1008 Tunis
Tél. +216 71 56 16 22
www.inp.rnrt.tn



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