Dar Daouletli ou Dar Rachidia

L’Histoire : Le prestige du maître des lieux
Le Daouletli, terme turc dérivé de l’arabe daoula (gouvernement) gouvernait la capitale en s’appuyant sur les forces de police : les zaptia. Il agissait comme un juge correctionnel et opérait dans une longue salle dite driba qui se trouvait à l’étage attenant à son propre palais.
Celui-ci abrite aujourd’hui la Rachidia, une association qui œuvre pour la promotion de la musique arabe et plus spécialement la musique tunisienne.

Le Dar Daouletli est l’un des rares témoignages de l’architecture domestique du XVIIème siècle qui nous soit parvenu. Il a résisté à la mode qui, à partir du XVIIIème siècle, était à la polychromie des carreaux de céramique et au marbre blanc importé d’Italie.
Ici, il suffit de faire abstraction du récent pavage en damier bicolore et d’imaginer la pierre ocre rosé des murs couvrant le sol de la cour pour retrouver son élégance originelle. Quel soin dans l’appareillage de la pierre qui s’étale sur les murs, rehaussé par les assises en marbre noir et blanc, formant les claveaux des arcs et se répartissant en lignes horizontales, obliques ou entrelacées sur les linteaux des portes et fenêtres !

La salle principale répond à un plan carré et présente trois alcôves-salons en trèfle. Ce modèle appelé bit diwani est le signe du prestige du maître des lieux et de l’importance qu’il accordait à l’espace de réception.

La petite histoire : La justice du Daouletli
L’étage ouvrant sur Sidi Ben Arous, où se trouvaient la driba (salle de justice) et les bureaux, est construit sur les voûtes de trois prisons : celle des hommes, celle des femmes et celle des esclaves. Le Daouletli jugeait les délits et renvoyait les crimes au Bey. Les peines pour les délits étaient la bastonnade, l’amende ou la prison et pour les crimes, les travaux forcés ou la peine capitale.
La bastonnade était appliquée par un exécuteur qui devait, pendant l’exécution, tenir un pain sous le bras, de manière à ne pouvoir agir que de l’avant-bras et par conséquent pas fort.

Au sujet de la justice, voici le témoignage de E. Pellissier qui arpenta le pays à partir de 1840 « une longue série d’observations, écrit-il, m’a donné la conviction qu’il se commet infiniment moins de crimes chez les Arabes que chez n’importe quel peuple européen ». Description de la Régence de Tunis, Tunis, Editions Bouslama.

Dar Daouletli ou Dar Rachidia

L’Histoire : Le prestige du maître des lieux
Le Daouletli, terme turc dérivé de l’arabe daoula (gouvernement) gouvernait la capitale en s’appuyant sur les forces de police : les zaptia. Il agissait comme un juge correctionnel et opérait dans une longue salle dite driba qui se trouvait à l’étage attenant à son propre palais.
Celui-ci abrite aujourd’hui la Rachidia, une association qui œuvre pour la promotion de la musique arabe et plus spécialement la musique tunisienne.

Le Dar Daouletli est l’un des rares témoignages de l’architecture domestique du XVIIème siècle qui nous soit parvenu. Il a résisté à la mode qui, à partir du XVIIIème siècle, était à la polychromie des carreaux de céramique et au marbre blanc importé d’Italie.
Ici, il suffit de faire abstraction du récent pavage en damier bicolore et d’imaginer la pierre ocre rosé des murs couvrant le sol de la cour pour retrouver son élégance originelle. Quel soin dans l’appareillage de la pierre qui s’étale sur les murs, rehaussé par les assises en marbre noir et blanc, formant les claveaux des arcs et se répartissant en lignes horizontales, obliques ou entrelacées sur les linteaux des portes et fenêtres !

La salle principale répond à un plan carré et présente trois alcôves-salons en trèfle. Ce modèle appelé bit diwani est le signe du prestige du maître des lieux et de l’importance qu’il accordait à l’espace de réception.


La petite histoire : La justice du Daouletli
L’étage ouvrant sur Sidi Ben Arous, où se trouvaient la driba (salle de justice) et les bureaux, est construit sur les voûtes de trois prisons : celle des hommes, celle des femmes et celle des esclaves. Le Daouletli jugeait les délits et renvoyait les crimes au Bey. Les peines pour les délits étaient la bastonnade, l’amende ou la prison et pour les crimes, les travaux forcés ou la peine capitale.
La bastonnade était appliquée par un exécuteur qui devait, pendant l’exécution, tenir un pain sous le bras, de manière à ne pouvoir agir que de l’avant-bras et par conséquent pas fort.

Au sujet de la justice, voici le témoignage de E. Pellissier qui arpenta le pays à partir de 1840 « une longue série d’observations, écrit-il, m’a donné la conviction qu’il se commet infiniment moins de crimes chez les Arabes que chez n’importe quel peuple européen ». Description de la Régence de Tunis, Tunis, Editions Bouslama.

Rue de la Driba Dar el  Jeld
Tel : +216 71 56 08 44

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