Souk el Attarine

L’Histoire : El Attarine à travers les siècles
Le souk des Parfumeurs a été aménagé le long de la façade septentrionale de la Grande Mosquée par le sultan hafside Abou Zakkariya vers 1240. Depuis, il n’est guère de voyageur qui ne le mentionne.

Abdelbaset Khalil écrit en 1480 : « On fabrique à Tunis d’excellents parfums, comme nous n’en n’avons jamais senti nulle part ailleurs, avec différentes fleurs et herbes odoriférantes. Les marchands-parfumeurs les conservent dans leurs boutiques dans des flacons décorés aux orifices longs et étroits. Devant la Grande Mosquée de Tunis, on vend pour plus de mille ducats de fleurs d’où l’on distille les parfums agréables et ils ne répugnent pas non plus aux odeurs fortes ».

En parlant des femmes de Tunis, Léon l’Africain (1526) souligne l’importance de ce souk : « Les femmes sont si bien policées et agencées qu’en parfums et parures, elles emploient le plus grand de leur soucy ; tellement que les parfumeurs demeurent les derniers à fermer boutique ».

Citons encore le récit de Don Filippi (1830) : « De toutes les manufactures du pays, celle des essences est la plus perfectionnée ; en effet, le nesseri (eau de fleur d’églantier) de Tunis est le plus estimé. Les tunisiens excellent dans la distillation des fleurs qui sont deux fois plus productives que celles d’Europe ; les Maures en font leurs délices, et je dirai avec un écrivain spirituel ‘A considérer ces gens avec leurs longues barbes, leurs grands manteaux, silencieux et sérieux, munis d’une balance exacte, verser d’une main infaillible, l’admirable essence, goutte à goutte, il semble voir le temps distiller le plaisir et peser le prix de chaque petite jouissance».


La petite histoire : Maison de Senteurs, une activité ancestrale revisitée

La boutique s’ouvre au pied de la Grande Mosquée. Elle a bénéficié d’une attention particulière de la part du propriétaire qui procède à une restauration fidèle à l’état d’origine. Il se refuse toute mezzanine ou autre faux plafond. Il dégage la structure en brique et pierre des couches d’enduit et de chaulage qui les cachaient.

A la sobriété du cadre sied la simplicité des vitrines, mettant ainsi en valeur la production. Celle-ci provient d’une entreprise appelée Maison de Senteurs qui se spécialise dans la fabrication, par des procédés scientifiques, de produits de beauté à base d’ingrédients naturels. Elle adopte un emballage personnalisé et moderne et connaît un grand succès sur les marchés intérieur et extérieur.
Ainsi donc le patrimoine bâti se retrouve valorisé par une activité ancestrale revisitée et actualisée.

Souk el Attarine

L’Histoire : El Attarine à travers les siècles

Le souk des Parfumeurs a été aménagé le long de la façade septentrionale de la Grande Mosquée par le sultan hafside Abou Zakkariya vers 1240. Depuis, il n’est guère de voyageur qui ne le mentionne.

Abdelbaset Khalil écrit en 1480 : « On fabrique à Tunis d’excellents parfums, comme nous n’en n’avons jamais senti nulle part ailleurs, avec différentes fleurs et herbes odoriférantes. Les marchands-parfumeurs les conservent dans leurs boutiques dans des flacons décorés aux orifices longs et étroits. Devant la Grande Mosquée de Tunis, on vend pour plus de mille ducats de fleurs d’où l’on distille les parfums agréables et ils ne répugnent pas non plus aux odeurs fortes ».

En parlant des femmes de Tunis, Léon l’Africain (1526) souligne l’importance de ce souk : « Les femmes sont si bien policées et agencées qu’en parfums et parures, elles emploient le plus grand de leur soucy ; tellement que les parfumeurs demeurent les derniers à fermer boutique ».

Citons encore le récit de Don Filippi (1830) : « De toutes les manufactures du pays, celle des essences est la plus perfectionnée ; en effet, le nesseri (eau de fleur d’églantier) de Tunis est le plus estimé. Les tunisiens excellent dans la distillation des fleurs qui sont deux fois plus productives que celles d’Europe ; les Maures en font leurs délices, et je dirai avec un écrivain spirituel ‘A considérer ces gens avec leurs longues barbes, leurs grands manteaux, silencieux et sérieux, munis d’une balance exacte, verser d’une main infaillible, l’admirable essence, goutte à goutte, il semble voir le temps distiller le plaisir et peser le prix de chaque petite jouissance».


La petite histoire : Maison de Senteurs, une activité ancestrale revisitée

La boutique s’ouvre au pied de la Grande Mosquée. Elle a bénéficié d’une attention particulière de la part du propriétaire qui procède à une restauration fidèle à l’état d’origine. Il se refuse toute mezzanine ou autre faux plafond. Il dégage la structure en brique et pierre des couches d’enduit et de chaulage qui les cachaient.

A la sobriété du cadre sied la simplicité des vitrines, mettant ainsi en valeur la production. Celle-ci provient d’une entreprise appelée Maison de Senteurs qui se spécialise dans la fabrication, par des procédés scientifiques, de produits de beauté à base d’ingrédients naturels. Elle adopte un emballage personnalisé et moderne et connaît un grand succès sur les marchés intérieur et extérieur.
Ainsi donc le patrimoine bâti se retrouve valorisé par une activité ancestrale revisitée et actualisée.

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