Souk el Blaghgia

L’Histoire : Le billot et le tabouret
Le souk el Blaghgia, fondé au début du XIIIème siècle par Abou Zakaria el Hafsi, comptait parmi les plus importants souks de Tunis à l’époque husseinite.
Son déclin a commencé à partir de l’adoption de la chaussure européenne. Malgré l’annexion de quelques boutiques par la production du souk el Attarine, le souk el Blaghgia résiste. Il adapte sa production au goût du jour : à côté de la balgha traditionnelle devenue chaussure de délassement, il offre différents modèles de mules. Sur des lattes de bois parallèles s’accrochent les paires, serrées les unes contre les autres, tapissant les murs de leurs couleurs chatoyantes.

L’atelier-magasin du blaghgi est une boutique profonde. Devant son billot, l’artisan travaille, assis sur un tabouret. " Le chaussetier, dit un texte de 1860, est l’unique artisan qui emploie le tabouret, lui seul ne travaille pas accroupi. Son siège est formé de branchettes étagées ". Autrefois, le tabouret et le billot étaient l’insigne de la corporation. Lorsqu’un compagnon accédait au rang de patron, l’amine lui remettait un billot, geste qui signifie son entrée dans sa nouvelle profession.  


La petite histoire : Les quatre corporations du cuir
Le travail du cuir à Tunis occupait quatre corporations.
Les bchamquia fabriquaient le bichmaq, sorte d’escarpin à la poulaine, jaune ou rouge, à bout pointu et relevé, réservé aux notables. Le souk occupait l’actuelle rue Sidi Ben Ziad.
Les cheberbia fabriquaient cherbella, sorte de chausson de cuir noir à doublure jaune et bouts arrondis porté par les femmes.
Une autre corporation, celle des kontrajia, s’occupait des kontra, souliers noirs en cuir verni à quartiers abaissés.
Et enfin les blaghgia qui constituaient la principale corporation car, parmi la chaussure traditionnelle, la babouche était la plus courante.

Le fait a frappé Charles Lallemand qui écrit en 1890 : " l’arabe monte à cheval, à âne ou à chameau avec ses babouches. Lorsqu’il chevauche, ses jambes sont presque toujours ballantes ou en perpétuel mouvement, comme si le cavalier faisait des pas dans le vide. Et chose surprenante, ses babouches suspendues à ses orteils, les semelles écartées du pied, pendantes, ne tombent jamais : c’est à ne rien comprendre ! "

Souk el Blaghgia

L’Histoire : Le billot et le tabouret
Le souk el Blaghgia, fondé au début du XIIIème siècle par Abou Zakaria el Hafsi, comptait parmi les plus importants souks de Tunis à l’époque husseinite.
Son déclin a commencé à partir de l’adoption de la chaussure européenne. Malgré l’annexion de quelques boutiques par la production du souk el Attarine, le souk el Blaghgia résiste. Il adapte sa production au goût du jour : à côté de la balgha traditionnelle devenue chaussure de délassement, il offre différents modèles de mules. Sur des lattes de bois parallèles s’accrochent les paires, serrées les unes contre les autres, tapissant les murs de leurs couleurs chatoyantes.

L’atelier-magasin du blaghgi est une boutique profonde. Devant son billot, l’artisan travaille, assis sur un tabouret. " Le chaussetier, dit un texte de 1860, est l’unique artisan qui emploie le tabouret, lui seul ne travaille pas accroupi. Son siège est formé de branchettes étagées ". Autrefois, le tabouret et le billot étaient l’insigne de la corporation. Lorsqu’un compagnon accédait au rang de patron, l’amine lui remettait un billot, geste qui signifie son entrée dans sa nouvelle profession.  


La petite histoire : Les quatre corporations du cuir
Le travail du cuir à Tunis occupait quatre corporations.
Les bchamquia fabriquaient le bichmaq, sorte d’escarpin à la poulaine, jaune ou rouge, à bout pointu et relevé, réservé aux notables. Le souk occupait l’actuelle rue Sidi Ben Ziad.
Les cheberbia fabriquaient cherbella, sorte de chausson de cuir noir à doublure jaune et bouts arrondis porté par les femmes.
Une autre corporation, celle des kontrajia, s’occupait des kontra, souliers noirs en cuir verni à quartiers abaissés.
Et enfin les blaghgia qui constituaient la principale corporation car, parmi la chaussure traditionnelle, la babouche était la plus courante.

Le fait a frappé Charles Lallemand qui écrit en 1890 : " l’arabe monte à cheval, à âne ou à chameau avec ses babouches. Lorsqu’il chevauche, ses jambes sont presque toujours ballantes ou en perpétuel mouvement, comme si le cavalier faisait des pas dans le vide. Et chose surprenante, ses babouches suspendues à ses orteils, les semelles écartées du pied, pendantes, ne tombent jamais : c’est à ne rien comprendre ! "
Souk el Blaghgia

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